Ce que dit le code du travail, concrètement

L’employeur doit fournir des installations sanitaires en nombre suffisant, tenues propres et accessibles à tout le personnel présent. Le texte ne donne pas de chiffre : c’est le rapport à l’effectif réel qui fait foi. Une cabine pour dix à douze compagnons est la référence retenue en pratique sur les chantiers de l’agglomération.

Le décalage entre la pose et la durée

C’est l’erreur la plus fréquente sur les chantiers longs de la rocade : une cabine installée correctement le premier jour, puis un contrat d’entretien sous-dimensionné. Au bout de six semaines, l’installation est toujours là mais ne remplit plus sa fonction. L’obligation porte sur la durée entière, pas sur le jour de livraison.

Le lavage des mains, le plus souvent manquant

C’est le manque le plus fréquent sur les chantiers : des cabines correctes, mais aucun point d’eau. Une station lave-mains autonome — réservoir, pompe à pied, savon, essuie-mains — coûte peu et supprime le sujet. Sur les chantiers manipulant des produits salissants ou dangereux, elle n’est pas discutable.

Ce qu’il faut pouvoir montrer

Trois documents suffisent : le contrat précisant la cadence d’entretien, les bons de passage du prestataire, et l’effectif déclaré rapporté au nombre de cabines. Avec ça, la démonstration se fait en deux minutes.